Grandes vacances à Maradi : au champ, des parents misent sur l’éducation et l’occupation des enfants.

Grandes vacances à Maradi : au champ, des parents misent sur l’éducation et l’occupation des enfants.

« Nous allons effectivement au champ avec nos enfants. Si nous les emmenons avec nous, c’est notamment pour éviter qu’ils ne se déplacent d’un champ à l’autre et qu’ils ne divaguent dans les champs des autres »

À Maradi, les grandes vacances scolaires ne riment pas forcément avec inactivité pour les enfants. Alors que les établissements scolaires ferment leurs portes, certains parents choisissent d’associer leurs enfants aux travaux champêtres. Une pratique qu’ils considèrent à la fois comme un moyen d’éducation, d’apprentissage et de protection.

Pour M. Makao, âgé de plus de 60 ans et habitant de Maradi, emmener les enfants au champ pendant les vacances constitue avant tout une forme d’éducation.  « C’est une question d’éducation. Celui à qui Dieu a donné un enfant doit aussi lui apprendre à s’occuper des activités qui lui sont destinées », explique-t-il. Selon lui, les parents ont la responsabilité d’apprendre à leurs enfants les activités qui pourront leur être utiles dans la vie.

Au-delà de l’apprentissage des travaux agricoles, la présence des enfants au champ permet également, selon ce père de famille, de leur faire découvrir le patrimoine familial. Il estime qu’il est important que les enfants connaissent les terres appartenant à leur famille ainsi que leurs limites et celles des propriétés voisines. « Quand vous êtes à leurs côtés, ils vous suivent et vous pouvez mieux les surveiller », souligne-t-il.

Une occupation qui contribue aussi à la sécurité :

Pour certains pères de famille, l’implication des enfants dans les activités champêtres répond également à un impératif de sécurité. Dans certaines zones de Maradi, où des familles vivent notamment à proximité des mares et des espaces agricoles, les parents redoutent que les enfants laissés sans occupation ne s’éloignent ou ne soient exposés à diverses influences. C’est le cas de Gambo Hamidou. « Nous allons effectivement au champ avec nos enfants. Si nous les emmenons avec nous, c’est notamment pour éviter qu’ils ne se déplacent d’un champ à l’autre et qu’ils ne divaguent dans les champs des autres », explique-t-il. Selon lui, sur place, les enfants participent à certaines activités adaptées à leur âge, notamment le désherbage et les semis, des tâches  qui constituent aussi des occasions d’apprentissage et de transmission des savoir-faire familiaux.

Toutefois, il estime que laisser les enfants livrés à eux-mêmes pendant les vacances peut les exposer à de mauvaises influences.

 

Entre apprentissage et protection, les travaux champêtres apparaissent ainsi, pour certains parents, comme une manière utile d’occuper les enfants pendant les grandes vacances. Une pratique qui, selon eux, permet aux jeunes d’apprendre, de participer aux activités familiales et de rester dans un cadre mieux encadré pendant la fermeture des écoles.  Les activités champêtres ne sont toutefois pas les seules occupations proposées aux enfants. Certains poursuivent également les cours coraniques pendant cette période.

Nous suivre et aimer notre page :
CATEGORIES

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )