
Hadj 2027 : L’Arabie Saoudite publie un calendrier serré, les agences nigériennes appellent à l’anticipation
"Il y’a des personnes qui paient les frais du Hadj pour leurs parents. Les bourses de séjours qu’ils donnent ne dépassent pas 150 000 ou 300 000 FCFA alors que, à peine 500 000 FCFA suffiraient pour les dépenses sur place"
Les dates sont désormais connues. Pour le Hadj 2027, l’Arabie Saoudite a publié un nouveau calendrier avec des échéances avancées, comparé aux années précédentes. Ainsi, les inscriptions prendront fin le 26 septembre prochain, les visas seront délivrés à partir de janvier et les premiers vols sont prévus en avril. Une nouvelle organisation qui oblige les agences de voyage au Niger à mettre le paquet sur la sensibilisation des futurs pèlerins.
Pour certains responsables d’agences de pèlerinage, cette décision se justifie.
« Aujourd’hui, le nombre de musulmans qui font le Hajj ne cesse d’augmenter. Les lieux de culte sont très encombrés. C’est pourquoi ils veulent anticiper sur l’organisation. Ils ont aussi apporté des innovations ces deux dernières années : toutes les personnes qui se trouvaient dans la ville de La Mecque devaient quitter la ville à la fin du délai imparti pour rejoindre Mina, parce si les pèlerins restent dans la ville de La Mecque, cela crée des embouteillages. Donc, les saoudiens veulent connaître à l’avance le nombre de pèlerins qui viendront faire le Hadj », explique Issoufou Mamane de l’agence Godiya.
Les bourses de voyages sont parfois insuffisantes
Pour éviter tout désagrément, les futurs pèlerins doivent se conformer aux nouvelles instructions saoudiennes. Les dépôts des documents de voyages doivent se faire à temps afin de se conformer au nouveau système mis en place. Aussi, les pèlerins doivent avoir une bourse conséquente pour faire face aux dépenses liées leur séjour en Arabie Saoudite, estime Issoufou Mamane de l’agence Godiya.
« Il y’a des personnes qui paient les frais du Hadj pour leurs parents. Les bourses de séjours qu’ils donnent ne dépassent pas 150 000 ou 300 000 FCFA alors que, à peine 500 000 FCFA suffiraient pour les dépenses sur place. Maintenant, la nourriture, c’est au restaurant qu’il faut l’acheter. Nos gens avaient l’habitude d’acheter des plats traditionnels moins chers qu’ils ne trouveront plus et cela crée des problèmes. »
Malgré le paiement des frais du Hadj, beaucoup de pèlerins, ratent le voyage à cause des retards administratifs. Les agences sont donc invitées à mieux sensibiliser leurs clients sur les nouvelles procédures du Hadj.

