HPV : peut-on être porteur du virus sans le savoir ? Oui, c’est possible !

HPV : peut-on être porteur du virus sans le savoir ? Oui, c’est possible !

Le papillomavirus humain (HPV) est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes au monde. Souvent silencieux, il peut être présent dans l’organisme sans provoquer de symptômes. Dans sa chronique « Parlons Santé », Moustapha Mainassara sensibilise le public à l’importance de la prévention, de la vaccination et du dépistage.

Un virus souvent présent sans symptômes : 

« Le papillomavirus humain, appelé HPV, est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes au monde. Environ 80 % des personnes sexuellement actives y seront exposées au cours de leur vie », explique Moustapha Mainassara.

Le chroniqueur souligne que cette infection passe souvent inaperçue. « Dans la plupart des cas, elle ne provoque aucun symptôme : ni douleur, ni lésion visible, ni gêne particulière. On peut donc être porteur sans le savoir et transmettre le virus sans présenter de signes apparents », précise-t-il.

Le HPV se transmet principalement lors de contacts intimes entre la peau ou les muqueuses, notamment pendant les rapports sexuels, même sans pénétration. Le préservatif réduit le risque de transmission, mais ne le supprime pas totalement.

Selon Moustapha Mainassara, le système immunitaire élimine naturellement le virus dans la majorité des cas, généralement en un à deux ans. Toutefois, certains types de HPV à haut risque peuvent persister et provoquer des lésions précancéreuses, voire un cancer, notamment celui du col de l’utérus.

Il rappelle également qu’un test positif ne permet pas de déterminer la date de contamination ni la personne à l’origine de la transmission. « Il ne constitue donc pas une preuve d’infidélité », insiste-t-il.

Vaccination et dépistage pour prévenir les complications : 

Pour limiter les risques liés au papillomavirus humain, la vaccination et le dépistage régulier du cancer du col de l’utérus restent essentiels.

« La vaccination contre le HPV et le dépistage régulier du cancer du col de l’utérus sont essentiels », souligne Moustapha Mainassara.

Le dépistage, notamment par test HPV ou frottis selon les recommandations médicales, permet de détecter précocement les anomalies et de prévenir certaines complications.

La population est encouragée à mieux s’informer sur le HPV, à se renseigner sur la vaccination et à respecter les recommandations médicales en matière de dépistage.

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