À Maradi, les familles renforcent la prévention contre le paludisme.

À Maradi, les familles renforcent la prévention contre le paludisme.

« Nous parfumons les chambres entre 18 h 30 et 19 h, puis nous fermons soigneusement les portes et les fenêtres. Nous veillons également à ce que les enfants dorment sous les moustiquaires et nous leur demandons de ne pas sortir »

En saison des pluies, les habitants de Maradi multiplient les mesures de prévention contre le paludisme. Utilisation de moustiquaires imprégnées, produits anti-moustiques et remèdes traditionnels : les parents redoublent d’efforts pour protéger leurs enfants contre cette maladie.

Dans plusieurs ménages, les parents prennent diverses dispositions pour protéger leurs enfants. Mariama Abdoulaye, mère de famille, explique qu’à la tombée de la nuit, sa famille utilise de l’encens appelé « jiji » pour éloigner les moustiques.

« Nous parfumons les chambres entre 18 h 30 et 19 h, puis nous fermons soigneusement les portes et les fenêtres. Nous veillons également à ce que les enfants dorment sous les moustiquaires et nous leur demandons de ne pas sortir », témoigne-t-elle.

Moustiquaires et remèdes traditionnels:

Pour Zaneidou Aboubacar, père de famille, les moustiquaires imprégnées demeurent indispensables, même si elles ne suffisent pas toujours à empêcher les piqûres. « Nous utilisons aussi des pommades anti-moustiques et nous habillons les enfants avec des vêtements à manches longues. Mieux vaut prévenir que guérir », affirme-t-il.

Selon lui, une négligence peut avoir de lourdes conséquences sur la santé des enfants, notamment l’anémie sévère pouvant nécessiter des soins intensifs et des transfusions sanguines.

Une vigilance permanente:

À Maradi, la lutte contre le paludisme repose ainsi sur une vigilance quotidienne au sein des familles. Entre moustiquaires imprégnées, produits répulsifs et précautions diverses, les parents s’efforcent de réduire les risques de contamination.

Face au paludisme, la prévention demeure aujourd’hui encore la meilleure protection, particulièrement pour les enfants, les plus vulnérables à cette maladie. Pour prévenir ces pics, le Niger a entrepris une chimioprévention du paludisme saisonnier (CPS) depuis 2013, une initiative qui consiste à administrer l’assiciation de sulfadoxine-pyriméthamine plus amodiaquine (SPAQ) aux enfants afin de les protéger contre la maladie.

Sarah Issoufou.

Nous suivre et aimer notre page :
CATEGORIES

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )