
Meta va payer 16 milliards de dollars à plusieurs États américains et mettre en place des règles pour protéger les mineurs
La multinationale de Mark Zuckerberg négociait un règlement à l’amiable avec plusieurs États américains en marge d’un procès sur l’addiction des mineurs à ses réseaux sociaux.
Meta va payer 16 milliards de dollars à plusieurs États américains et mettre en place des règles pour protéger les mineurs
Un accord historique. L’entreprise américaine Meta, maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, va débourser 16 milliards de dollars auprès de plusieurs États américains, permettant l’abandon de poursuites judiciaires.
Meta a également accepté de procéder à des changements significatifs dans le calibrage de ses produits pour les jeunes utilisateurs, selon un document versé mercredi au dossier, qui doit encore être validé par une juge fédérale d’Oakland (Californie).
La multinationale de Mark Zuckerberg négociait un règlement à l’amiable avec plusieurs États américains en marge d’un procès sur l’addiction des mineurs à ses réseaux sociaux.
L’annonce intervient une semaine après l’ouverture de ce procès retentissant, qui fait suite à deux autres dossiers similaires dans lesquels Meta a déjà été condamné, à Santa Fe (Nouveau-Mexique) et Los Angeles (Californie).
La coalition des États accusait Meta d’avoir menti sur les effets de ses réseaux sociaux sur les enfants et violé une loi fédérale relative aux données concernant les mineurs. Ils réclamaient jusqu’à 200 milliards de dollars de pénalités.
« Rendre les réseaux sociaux moins dangereux »
De très nombreuses procédures sont encore en cours aux États-Unis, initiées par de jeunes utilisateurs reprochant à Meta d’avoir entraîné une addiction aux réseaux sociaux et accentué des troubles psychologiques et du comportement.
Le procureur de Californie, Rob Bonta, a salué l’accord qui, selon lui, « va rendre les réseaux sociaux moins dangereux pour les enfants », évoquant les « transformations massives » que Meta a consenti à effectuer dans le dispositif de protection des jeunes utilisateurs.
L’accord prévoit notamment la mise en place d’un mode « nuit » par défaut qui bloquera l’accès aux réseaux sociaux de Meta entre minuit et 6 heures, ou encore un mode « école », qui bloquera les « pushs » entre 8 heures et 15 heures.
La mise en place du protocole est pour l’instant « en attente d’une autorisation judiciaire, dans les États et territoires américains participants », précise Meta dans un communiqué.

