Maradi: la culture de la pastèque séduit de plus en plus de producteurs.

Maradi: la culture de la pastèque séduit de plus en plus de producteurs.

La culture de la pastèque gagne progressivement du terrain dans la région de Maradi. Jadis limitée à quelques producteurs, cette spéculation attire désormais de nombreux agriculteurs, séduits par sa rentabilité et par la forte demande du marché.

Autrefois peu pratiquée dans la région de Maradi, la culture de la pastèque connaît aujourd’hui un développement remarquable. Portés par une demande de plus en plus forte, notamment à l’approche du mois de Ramadan, de nombreux producteurs se tournent vers cette spéculation maraîchère, devenue une source de revenus.

La culture de la pastèque gagne progressivement du terrain dans la région de Maradi. Jadis limitée à quelques producteurs, cette spéculation attire désormais de nombreux agriculteurs, séduits par sa rentabilité et par la forte demande du marché.


Oumarou Moussa, producteur de pastèques, fait partie de ceux qui misent davantage sur cette culture. Alors qu’il exploitait deux hectares les années précédentes, il prévoit cette année d’étendre sa superficie à cinq hectares afin de répondre aux besoins croissants des consommateurs, particulièrement pendant le mois de Ramadan.
« C’est en raison de la grande valeur que revêt la pastèque que je tiens absolument à la cultiver à l’approche du mois de Ramadan. Chaque année, durant cette période, nous faisons face à une forte pénurie et les prix augmentent considérablement », explique-t-il.


Selon le producteur, la pastèque arrive rapidement à maturité. « Il suffit d’environ quarante jours pour commencer la récolte », précise-t-il.
Toutefois, Oumarou Moussa insiste sur l’importance du suivi de la culture. « Une fois que vous l’avez semée, toute votre attention doit être portée sur elle. On ne peut pas la planter et ensuite l’abandonner pour vaquer à d’autres occupations. Il faut la surveiller quotidiennement jusqu’à la récolte », affirme-t-il.

Champs de production de la pastèque

Des défis à relever pour satisfaire la demande:

L’introduction de la culture de la pastèque pendant la saison des pluies a contribué à accroître la production locale. Alhaji Sani Babbar Giwa, considéré comme l’un des pionniers de cette pratique dans la région, se souvient des débuts difficiles.
« Je peux dire que je suis l’un des premiers à avoir introduit la culture de la pastèque à Maradi. À l’époque, beaucoup de gens se moquaient de moi, estimant que je perdais mon temps. Mais, par la grâce de Dieu, la récolte a été très bonne », raconte-t-il.

Pour lui, cette spéculation est devenue particulièrement rentable. « Aujourd’hui, la culture de la pastèque procure parfois davantage de revenus que certaines céréales », souligne-t-il.
Cependant, plusieurs difficultés subsistent. « Lorsqu’on décide de cultiver la pastèque pendant la saison des pluies, il faut bien choisir la période de semis. Une longue interruption des pluies peut compromettre son développement », prévient-il.

Oumarou Moussa estime néanmoins que Maradi possède les ressources nécessaires pour répondre aux besoins locaux mais avec plus d’efforts et de coordination.

Malgré les défis liés aux intrants agricoles, aux aléas climatiques et à l’organisation des producteurs, la culture de la pastèque continue de gagner du terrain dans la région de Maradi. Avec une demande en constante augmentation, notamment pendant le mois de Ramadan, de nombreux producteurs voient dans cette spéculation une véritable opportunité pour améliorer leurs revenus et renforcer l’approvisionnement des marchés locaux.

Illia Moumouni.

 

Nous suivre et aimer notre page :
CATEGORIES

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus (0 )