À Maradi, Saude Abdou fait de la vente de criquets sautés une source de revenus.

À Maradi, Saude Abdou fait de la vente de criquets sautés une source de revenus.

À Maradi, la vente de criquets sautés, communément appelés « fara », constitue une activité génératrice de revenus pour certaines femmes. Parmi elles, Saude Abdou, mère de quatre enfants, exerce ce métier depuis près de 22 ans. Une activité qui lui permet de subvenir à ses besoins et de contribuer aux dépenses de sa famille. 

22 ans dans la vente de « fara » :

Habitante du quartier Zaria à Maradi, Saude Abdou s’est tournée vers la vente de criquets sautés après avoir exercé plusieurs petites activités. Au fil des années, elle s’est fait une clientèle fidèle.

Elle achète les criquets, les ramène à la maison, les nettoie avant de les préparer avec différents ingrédients, notamment l’oignon, l’ail, l’arôme, le piment et le sel.

« J’ai des clients journaliers et nocturnes. Mais les ventes nocturnes sont plus lucratives », explique-t-elle. Elle se rend également certains soirs dans différents marchés, notamment ceux de Sonitan et de Tibiri, où elle écoule sa production.

Selon elle, la demande est importante. « Chaque fois que j’achète du criquet, il m’arrive de le vendre entièrement dès le lendemain, en raison du grand nombre de clients », témoigne-t-elle.

Une activité confrontée à des difficultés : 

Malgré les revenus qu’elle tire de cette activité, Saude Abdou fait face à certaines difficultés, notamment liées à la qualité des criquets qu’elle achète.

« Il arrive que j’achète du criquet qui n’est pas de bonne qualité. Si le client goûte le criquet et constate qu’il n’est pas de bonne qualité, il risque de ne plus revenir », souligne-t-elle.

Malgré ces contraintes, la vendeuse entend poursuivre son activité et encourage d’autres femmes à s’investir dans des activités génératrices de revenus.

« J’encourage les femmes qui souhaitent se lancer dans ce type d’activité à l’adopter, car c’est une bonne activité qui m’aide beaucoup », affirme Saude Abdou.

À travers la vente de criquets ,  cette mère de quatre enfants contribue ainsi aux charges de son foyer. Elle espère désormais développer davantage son activité pour améliorer les conditions de vie de sa famille.

Sarah Issoufou. 

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